Voici une entrevue avec Johanne Berry, présidente de Télé-Ressources, dans le magazine Premières en affaire (vous pouvez aussi lire le PDF de l'article sur Slideshare):
Quelques mythes déboulonnés
Les avantages de l'agence
AGENCES DE PLACEMENT: l'ACSESS souhaite rétablir la réputation de l'industrie
Par Martine Letarte
Bas salaire, pratiques illégales, abus : les agences de placement ont généralement bien mauvaise presse. L'Association nationale des entreprises en recrutement et placement de personnel (l' « ACSESS ») en a assez et réagit vigoureusement.
« Nous existons depuis 10 ans et nous avons fait bien des avancées. La seule chose que nous n'avons pas encore réussie, c'est changer la perception des gens », a confié franchement à Premières en affaires Johanne Berry, présidente du conseil exécutif de la division québécoise de l'ACSESS.
Un constat qui n'est pas sans irriter l'énergique femme d'affaire qui est également à la tête de Télé-Ressources, une importante agence de placement québécoise : « Les agences de placement sont des employeurs au même titre que toute autre compagnie. Nous devons respecter les mêmes lois, nous sommes responsables des payes et des retenues sur les salaires de nos employés placés chez nos clients, nous nous occupons des réprimandes, du respect des normes de sécurité, de l'intégration de nos employés, de la formation continue, des vacances, des congés parentaux, etc. »
Bien de vilaines choses circulent à propos des agences de placement. Plusieurs personnes croient toujours qu'elles exigent des frais aux candidats pour la recherche d'emploi. « C'est absolument faux », de rétorquer Johanne Berry. D'ailleurs, les 375 membres de l'ACSESS ont un code de déontologie qui stipule que leurs revenus doivent provenir exclusivement de leurs clients. « Évidemment, comme dans toute industrie, il y a des pommes pourries et ce sont ces entreprises qui nuisent à notre réputation. Il faut éduquer la population, expliquer notre rôle. C'est un combat de tous les jours », affirme-t-elle.
D'autres croient que les agences sous-payent leurs employés puisqu'ils se gardent une partie du salaire versé par le client. « Nous payons nos employés en fonction de leurs compétences. Nous avons bien des règles à respecter, comme les conventions collectives qui déterminent des taux horaires minimaux dans certaines entreprises. Toutefois, c'est évident que les entreprises doivent payer pour les services que nous leur rendons. Ainsi, si nous versons 10 $ l'heure à un employé, nous facturons, par exemple, 15 $ l'heure au client », explique Mme Berry.
Il coûte donc plus cher l'heure à une entreprise de faire affaire avec une agence. N'empêche, il semble que les nombreuses agences de placement du centre-ville de Montréal ne manquent pas de boulot en ces temps de crise économique. Pourquoi?
« Évidemment, bien des entreprises ne peuvent présentement engager des employés permanents. Ils viennent donc nous voir pour des travailleurs temporaires », indique la présidente et fondatrice de Télé-Ressources.
Mais ce n'est pas tout. Pour Johanne Berry, il est maintenant clair que les agences de placement ont développé une expertise réelle et qu'elles peuvent apporter beaucoup aux entreprises. « Les membres de notre personnel sont formés pour sélectionner efficacement des candidats et vérifier leurs antécédents. Ils développent aussi des stratégies avec nos clients, adaptent leur formation selon les besoins et ainsi, peuvent vraiment apporter une valeur ajoutée », croit Mme Berry.

Bonjour
Je me présente Manon Daigmneault,je suis à la recherche d'un emploi
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Manon Daigneault (514)529-7709